Les petits papiers…

2 avril 2009

Par Shahîn

Le défilé Chanel haute couture printemps-été 2009 s’est déroulé dans un décor fascinant ! Pliages en papier et origamis géants ont orné la verrière du pavillon Cambon-Capucines le temps d’un défilé somptueux… une fois de plus. Fleurs en 3D et splendide allée, tel un jardin de papier accompagnent les silhouettes structurées et étudiées comme une oeuvre architectural. Notons qu’il a fallu 4000 m2 de papier pour réaliser ce décor aux sculptures éphémères.

Le ton est donné : la pureté, l’élégance et la magie accompagnent les tenues qui se succèdent. Le blanc et toujours le blanc… nous aveugle. Comme aimait le dire Madame Chanel  » les femmes pensent à toutes les couleurs sauf à l’absence de couleur. J’ai dit que le noir tenait tout.Le blanc aussi. Ils sont d’une beauté absolue. C’est l’accord parfait. Mettez les femmes en blanc ou en noir dans un bal et on ne voit plus qu’elles. »
Tailleurs parfaits, pureté de la ligne et du détail, broderies appliquées et soignées. Comment dire… c’est simplement  » papierifique!  »

collection-chanel-haute-couture-printemps-ete-2009

En attendant l’été et le blanc impeccable, on s’autorise une douce folie, un peu de mauve pour adoucir le ton et passer le mois d’avril sur le fil… de la mode biensûr !

Jupe : 44.95e sur promod; Veste: 24.95e sur pimkie; Collier : 12.95e promod; Lunettes : H&M; Hijabs : sur shopannur; Echarpe : comptoirdescotonniers; Sac « basilic » Petite Medingote 75e; Ballerines « citrine » Petite Medingote 155e; Bague : une petite folie… de chez burberry!; Broche en soie: -30% 13.93e sur 3suisses Tops et boyfriend jeans: sandro sur placedestendances; veste argentée : sur maje; Déco : zarahome; Lampe en papier de Sandro Berbossa pour Hab.

Par Cuistot

Le poisson, c’est bon, c’est sain et c’est plein de vitamines ! Mais l’avez-vous déjà cuisiné en tagine ? Vous savez, ce plat en terre cuite de forme conique, très utilisé dans la cuisine marocaine. Cette semaine, je vous propose un tagine de poisson dans la pure tradition marocaine !

tajine de poisson

Ingrédients :

  • 4 darnes de poisson (saumon, lieu noir, perche…)
  • 3 carottes
  • 3 pommes de terre (moyennes)
  • 1 oignon
  • 1 courgette
  • 1 tomate
  • 1 poivron rouge
  • des olives vertes
  • ½ citron confit

Pour la marinade de poisson (la chermoula) :

  • ½ botte de persil
  • ½ botte de coriandre
  • 3 gousses d’ail
  • jus d’un citron
  • de l’huile d’olive
  • épices: sel, poivre, cumin, piment doux

Préparation :

  • commencez par laver vos bottes de persil et coriandre, effeuillez-les et gardez les tiges: vous les poserez au fond du tagine afin que le poisson n’adhère pas (astuce de grand-mère!)
  • lavez tous vos légumes, épluchez-les puis coupez carottes, pommes de terre, oignon, courgette et tomate en rondelles. Découpez le poivron rouge en lanières
  • superposez en couches l’oignon, puis les carottes, la courgette et les pommes de terre
  • posez au-dessus les darnes de poisson, les rondelles de tomates et décorez avec les lanières de poivron rouge et de citron confit
  • préparez la chermoula (la marinade): hachez très fin le persil et le coriandre. Y ajoutez les gousses d’ail pilées, le jus de citron, l’huile d’olive (environ 4 cuillères à soupe) et les épices. Mélangez bien et arrosez le poisson et les légumes de cette marinade. Plus le poisson marine dans cette sauce et meilleur il est !
  • mettre le tagine à cuire sur feu doux pendant environ 1 h 30
  • 10 minutes avant la fin de cuisson, ajoutez les olives vertes

Enjoy ! Ou comme on dirait au Maroc : bssha ou raha !

Par Maytika

A l’instar de notre chère chroniqueuse grecque Allison, ma destinée m’a propulsée dans une petite ville au nord de la Hollande pendant un certain temps. Et comme Allison, ne voulant pas me risquer à des sujets aussi épineux que le gouda ou les coffee shop, je me suis penchée sur le phénomène religieux en scrutant la communauté musulmane d’ici.

Plantons le décor : une ville très chaleureuse, non pas par son temps glacial légendaire, mais davantage par l’accueil qu’une voilée comme moi a pu bénéficier dans pareille ville où de grands blonds aux yeux bleus et teint mi-nature mi-UV se côtoient tous les jours, interchangeables et assimilables pour l’étrangère française que je suis. Une ville qui a bientôt un siècle d’existence, bâtie sur de l’eau (il n’est pas rare de rencontrer des pêcheurs en plein centre ville, canne à la main, accoutrement digne d’un marin, à bord de son bateau-home), d’une architecture quasi rectiligne aux doublons déconcertants, qui m’ont perdue plus d’une fois alors que je tentais simplement de regagner mon logis. Bien évidemment, la propreté est religion ici, Dieu merci !

Ville très étudiante et sportive, elle renferme en son sein des complexes et des espaces verts remarquablement bien entretenus, au grand bonheur de la tenniswoman qui débarque !

Il est une particularité affligeante dans les universités néerlandaises, c’est qu’elles ne sont fréquentées que par les élites ayant le cortex cérébral et l’argent qui va avec. « Très rare de rencontrer des hollandais d’origine maghrébine à l’université » m’a-t-il été confié. C’est pourquoi, de têtes basanées ou franchement foncées, je n’en ai rencontrées que peu et tous étaient des étudiants étrangers.

Voyons à présent la ferveur religieuse de la communauté musulmane : une petite mosquée, dans un parc sillonné par toutes sortes de canards et de signes, accueille tous les vendredis les fidèles de l’Islam, venus écouter le sermon dispensé par un imam, guide spirituel de cette petite Oumma très cosmopolite et s’élargissant régulièrement par de nouvelles adhésions.

Décor bon enfant n’est-ce pas ? Allons plus loin…

Il y a deux ans de cela, une étudiante en droit, hollandaise de souche, avait été à l’origine de débats houleux au sujet du voile intégral ou nikab à la faculté de droit. Il était question de savoir si elle pouvait se présenter aux examens alors qu’elle n’était pas identifiable. A sa demande, une surveillante fut chargée de contrôler son identité, et l’affaire était réglée.

Cette mentalité du compromis est très présente parmi les dutch, au grand bonheur des minorités visibles qui n’ont aucun mal à pouvoir swimmer entre elles, à l’abri des regards de poulets !

Ainsi, l’affaire du réalisateur Théo Van Gogh et son assassinat n’auraient pas enclenché une montée en flèche de l’islamophobie, en tout cas pas dans cette petite ville jumelée à Jabalya (Palestine), ni au sein de son université dont la très populaire association de la faculté des sciences spatiales porte le nom d’Ibn Battuta, ce grand explorateur marocain qui fut l’un des fondateurs de la géographie.