Hijab and the city

Aujourd’hui, le mariage connait une véritable crise et les musulmans ne sont pas épargnés. Dans ce nouvel épisode d’Oumma pour elle by Hijab and the city, Khadija présente les différentes solutions adoptées par les musulmans pour échapper au célibat.

C’est ICI !

Excellent début de semaine à toutes et à tous.

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Par Khadija

Nombreuses sont celles qui s’interrogent sur la façon de connaître son futur conjoint. En effet, parce-qu’ il existe des principes qui guident notre vie de femme musulmane auxquels nous tenons et nous nous attachons, il n’en reste pas moins que certaines situations, certains épisodes de notre vie qui engagent notre avenir, notre devenir, appellent à une réflexion et parfois même à des doutes et des craintes. Des craintes, parce-qu’il s’agit de ne pas se fourvoyer et avoir des regrets.

Rencontrer une personne en vue d’une relation sérieuse, d’une union, permet dans un premier temps de bien définir le cadre dans lequel la situation va évoluer. On sait d’emblée quel est le but de cette rencontre ce qui évite tout quiproquo, toute fin malheureuse, toute erreur. Le fait d’accepter cette rencontre nous place dans une posture claire parce-que définie.

Seulement il est une question importante et troublante concernant la fréquentation de la personne que l’on vous aura présenté ou que vous aurez rencontré. En effet, partant du principe que notre islamité nous invite à observer certaines règles, quels sont les écueils face auxquels nous devons nous prémunir?

Aujourd’hui, il est d’usage de planifier des rendez-vous avec celui qui est sensé être le futur conjoint. Partant du fait que c’est une relation sérieuse qui est engagée, il paraît juste de se voir en tête à tête. Il est vrai que cela se fait bien souvent dans des endroits publics et non dans des espaces confinés. Néanmoins, sommes-nous sûres de leurs intentions ou inversement le sont-il des nôtres?

C’est une question difficile à traiter mais bien réelle et qui se pose à chacune d’entre nous. Je suis responsable et lui également mais suis je en phase avec ma foi, avec ce que je suis?

Pour certaines, le problème ne se pose pas parce-qu’elles ont décidé de se marier religieusement (la fatha) ce qui leur permet de pouvoir fréquenter leur époux (parce-qu’il l’est devenu) sans soucis. Et quand le courant ne passe pas, elles rompent et passe à autre chose.

Pour d’autres, c’est au téléphone ou sur internet que tout se joue. Ne pas être en contact physiquement et donc l’être virtuellement, conforte dans l’idée que les faux pas seront évités.

Il y aussi celles qui tentent le tout pour le tout: une rencontre ou deux à la maison, quelques coups de téléphone après la fatha et pas plus.

Enfin, il y a celles qui fréquentent celui qui se présente comme le futur conjoint: au restaurant, au café ou sorties culturelles, pourvu que ce soit dans des lieux publics où il y a foule.

Ainsi, il s’agit là de jeunes femmes musulmanes conscientes et soucieuses de leur relation avec le Très Haut mais qui malgré tout souhaitent à tout prix connaître autant que faire se peut celui avec qui elles finiront leurs jours, quoi de plus légitime. Etant occidentales et croyantes de surcroît quelle attitude adopter? Comment réagir, parce-qu’il faut bien se l’avouer le sujet est délicat?

Aujourd’hui, plus que jamais, la tendance est à la fréquentation avant le mariage. Il n’est pas question de juger mais de s’interroger: l’Islam nous invite à toujours être en présence d’un mahram (une personne que l’on ne peut épouser et qui en somme fait office de chaperon), or cela se fait de moins en moins.

Qu’en est-il de vous mesdames? Ce principe est-il respecté? contourné? ou au contraire détourné? Se marier religieusement parce-que la motivation est de mieux le connaître sans réellement prendre cet acte comme un  véritable engagement relève t-il de la malhonnêteté? du calcul? Faut-il ne pas trop chercher à en savoir sur lui et donc se cantonner à l’essentiel quant à ses ambitions, ses projets?

Le discernement de ce qui est bien ou de ce qui ne l’est pas nous a été inculqué dès l’enfance, or tout le monde ne sort pas du même moule alors qu’en est-il réellement?

Par Hijab and the city

Cette semaine dans Oumma pour elle by Hijab and the city, c’est notre praticienne en psychothérapie et en hypnothérapie, Karima Chahdi-Bahou, qui aborde la question du couple et l’importance de vivre cette relation sous le prisme de l’amour et de la foi.
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Excellent début de semaine à toutes et à tous !