Comment connaître son futur conjoint ?

24 mars 2009

Par Khadija

Nombreuses sont celles qui s’interrogent sur la façon de connaître son futur conjoint. En effet, parce-qu’ il existe des principes qui guident notre vie de femme musulmane auxquels nous tenons et nous nous attachons, il n’en reste pas moins que certaines situations, certains épisodes de notre vie qui engagent notre avenir, notre devenir, appellent à une réflexion et parfois même à des doutes et des craintes. Des craintes, parce-qu’il s’agit de ne pas se fourvoyer et avoir des regrets.

Rencontrer une personne en vue d’une relation sérieuse, d’une union, permet dans un premier temps de bien définir le cadre dans lequel la situation va évoluer. On sait d’emblée quel est le but de cette rencontre ce qui évite tout quiproquo, toute fin malheureuse, toute erreur. Le fait d’accepter cette rencontre nous place dans une posture claire parce-que définie.

Seulement il est une question importante et troublante concernant la fréquentation de la personne que l’on vous aura présenté ou que vous aurez rencontré. En effet, partant du principe que notre islamité nous invite à observer certaines règles, quels sont les écueils face auxquels nous devons nous prémunir?

Aujourd’hui, il est d’usage de planifier des rendez-vous avec celui qui est sensé être le futur conjoint. Partant du fait que c’est une relation sérieuse qui est engagée, il paraît juste de se voir en tête à tête. Il est vrai que cela se fait bien souvent dans des endroits publics et non dans des espaces confinés. Néanmoins, sommes-nous sûres de leurs intentions ou inversement le sont-il des nôtres?

C’est une question difficile à traiter mais bien réelle et qui se pose à chacune d’entre nous. Je suis responsable et lui également mais suis je en phase avec ma foi, avec ce que je suis?

Pour certaines, le problème ne se pose pas parce-qu’elles ont décidé de se marier religieusement (la fatha) ce qui leur permet de pouvoir fréquenter leur époux (parce-qu’il l’est devenu) sans soucis. Et quand le courant ne passe pas, elles rompent et passe à autre chose.

Pour d’autres, c’est au téléphone ou sur internet que tout se joue. Ne pas être en contact physiquement et donc l’être virtuellement, conforte dans l’idée que les faux pas seront évités.

Il y aussi celles qui tentent le tout pour le tout: une rencontre ou deux à la maison, quelques coups de téléphone après la fatha et pas plus.

Enfin, il y a celles qui fréquentent celui qui se présente comme le futur conjoint: au restaurant, au café ou sorties culturelles, pourvu que ce soit dans des lieux publics où il y a foule.

Ainsi, il s’agit là de jeunes femmes musulmanes conscientes et soucieuses de leur relation avec le Très Haut mais qui malgré tout souhaitent à tout prix connaître autant que faire se peut celui avec qui elles finiront leurs jours, quoi de plus légitime. Etant occidentales et croyantes de surcroît quelle attitude adopter? Comment réagir, parce-qu’il faut bien se l’avouer le sujet est délicat?

Aujourd’hui, plus que jamais, la tendance est à la fréquentation avant le mariage. Il n’est pas question de juger mais de s’interroger: l’Islam nous invite à toujours être en présence d’un mahram (une personne que l’on ne peut épouser et qui en somme fait office de chaperon), or cela se fait de moins en moins.

Qu’en est-il de vous mesdames? Ce principe est-il respecté? contourné? ou au contraire détourné? Se marier religieusement parce-que la motivation est de mieux le connaître sans réellement prendre cet acte comme un  véritable engagement relève t-il de la malhonnêteté? du calcul? Faut-il ne pas trop chercher à en savoir sur lui et donc se cantonner à l’essentiel quant à ses ambitions, ses projets?

Le discernement de ce qui est bien ou de ce qui ne l’est pas nous a été inculqué dès l’enfance, or tout le monde ne sort pas du même moule alors qu’en est-il réellement?

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10 Réponses to “Comment connaître son futur conjoint ?”

  1. Thé ou café? said

    hé hé, ce n’est plus un sujet, mais un aiguillon cet article!

    Un article à tiroir…suivant qu’on est chiite ou sunnite, très religieux ou pas, formaliste ou fondamentaliste, les réponses à ces questions seront différentes, car la pratique du mariage est différente selon les cultures et les époques.

    Entre le mariage forcé avec un(e) inconnu(e) et le papillonnage libertin avec des inconnu(e)s il y a des écueils que chacun(e) doit pouvoir éviter afin de trouver le juste milieu…et l’âme sœur.

    Et n’oublions pas qu’au delà des actes, Allah juge des intentions que chacun y met…aussi difficile à admettre, ce qui peut être répréhensible pour l’un, ne l’est pas forcément pour l’autre, tout dépend de l’intention. Et bien sûr, impossible de mentir à Dieu qui connait mieux nos intentions que nous-même.

    De fait, le principal est d’être honnête avec soit-même, ainsi qu’avec « l’autre », avoir des intentions honnêtes, et si d’aventure quelques écarts de principes vous empêchent de dormir…demandez sincèrement pardon à Celui qui pardonne, et faites le bien autour de vous, faites le bien autour de vous, faites le bien autour de vous, etc.

    Salam salam

  2. Rachid said

    Je souscris totalement aux propos de notre cher ami the ou cafe, bien qu’ils soient j’en convient liberaux.

  3. Sonia 93 said

    Hijab and the city toujours dans mon actualité! C’est bizarre mais c’est le sujet de la discussion que j’ai eu avec des amies ce week-end. Je suis en partie d’accord avec thé ou café, mais je le trouve un peu trop « open ». Les actes ne valent que par leurs intentions, mais tout le monde sait qu’il y a des limites et des choses à ne pas faire!

  4. Mohamed, 23 ans et célib said

    Salam Alikoum wrwb,

    Merci pour cet article qui soulève une problématique intéressante. Celle du MAHRAM: le chaperon… VERT!

    En effet, je comprends tout à fait l’importance du Mahram: sa démarche est de protéger au maximum (sans pour autant étouffer!!!) la prétendante. Cet aspect préventif n’est pourtant pas utilisé par les femmes-célibataires ni en France ni au bled. Ne nous voilons pas la face, aujourd’hui: les demoiselles attendent « que ça devienne du sérieux et même que ce soit du 100% HD READY (Halal Demandeenmariage Ready) » pour présenter leurs futurs maris à leurs parents. Et c’est bien dommage!

    Car nos soeurs choisiraient beaucoup plus facilement leur futur en prenant en compte le choix de leurs parents, mais aussi des frères et soeurs de sang et de religion (imam par exemple). La salat istikhara (prière de consultation) prendrait tout son sens et serait de surcroît pertinente! Personnellement, il me serait beaucoup plus facile de parler avec un mahram (je ne peux vous le confirmer, je n’ai jamais été confronté à cette situation).

    Pour l’instant, J’AI déjà joué et joue encore le Mahram: c’est un rôle assez marrant je trouve, on a un regard différent et l’on peut percevoir ce qui est BON pour sa soeur (la mienne en l’occurence) ET bon pour le frère demandeur. En même temps, c’est à la fois marrant et très responsabilisant: le mahram a une marge d’erreur très mince. Vous comprendrez pourquoi.

    Pour résumer le fond de ma pensée, El hamdoulillah, si on s’en remet à ALLAH (awj) et qu’on suit la Sunnah, ce serait beaucoup plus facile!!! Vous avez compris MES SOEURS ET MES FRERES !!!

    O ALLAH accorde à chaque membre de la Communauté de Mouhammed (saws) une âme soeur qui permettra à chacun des membres du couple de Te plaire et de T’adorer. Amine!

    Wa Salam Alkm wrwb!

  5. Thé ou café? said

    « Choisir » son mari ou sa femme implique tout le reste de notre vie, et même surement notre jugement dernier, mais le « sexe » ne peut pas être un mode de sélection d’un mari ou d’une femme, car alors il faudrait en essayer plusieurs pour comparer…et je ne voudrais pas paraître plus libéral que je ne le suis déjà.

    Libéral ne veut pas dire « autoriser ce qui ne l’est pas », ça veut dire, à mon esprit, « ne pas juger et prendre tout le temps qu’il faut pour faire de la pédagogie car un comportement volontaire et conscient vaut mieux que la contrainte qui ne peut être sincère »

    Il y a un autre aspect de l’article qui est très intéressant c’est celui qui dit: « Se marier religieusement parce-que la motivation est de mieux le connaître sans réellement prendre cet acte comme un véritable engagement relève t-il de la malhonnêteté? »

    Il me semble que cela relève surtout de l’ignorance car comment prendre un engagement devant Allah, quel qu’il soit, sans réellement prendre cet acte comme un véritable engagement? En vérité le mariage devant Allah est un engagement nettement plus sérieux que le mariage devant la république française ou de Chine! j’en reviens à l’intention…si vous vous mariez devant Allah, sans témoins, avec l’intention de divorcer dans 15 jours…ça risque de chauffer pour votre matricule au jour du jugement! Il ne me semble pas qu’Allah ait créé le mariage pour légaliser le papillonnage. j’ai envie de dire, papillonnez si vous voulez mais ne vous cachez pas derrière une hypocrisie! Le divorce étant la chose permise la plus détestée d’Allah.

    J’ai lu un jour qu’il y avait trois degrés de péchés, dans l’ordre croissant, pécher contre soi-même, pécher contre son prochain, pécher contre Dieu.

    papillonner hors mariage, reste un péché contre soi-même, à la condition que le partenaire ne soit pas marié car alors ce serait pécher contre son prochain, l’époux ou l’épouse de la ou du partenaire. Mais papillonner sous le couvert d’un mariage de complaisance devant Allah, est un péché contre Allah lui-même, car on se fiche de Lui en prenant ses commandements pour des gadgets manipulables. (J’ai oui dire que des chiites pratiquaient ce genre de mariage en toute bonne conscience, je ne pense pas que ce soit une généralité, Allah seul jugera entre les hommes.)

    Franchement, de mon humble point de vue, mieux vaut papillonner sans se marier devant Allah, ça me parait moins grave que l’hypocrisie d’un faux mariage. Mais pour que mon post reste dans un cadre correcte, évidement il vaut encore mieux ne pas papillonner du tout et se marier vierge devant Allah. Cette vertu étant valable autant pour les hommes que pour les femmes… est-il besoin de le rappeler…?

    mais encore une fois, quelles que soient nos erreurs passées et à venir, le repentir sincère et la bonne action restent les meilleurs antidote pour en effacer le poids inshallah. Qu’Allah nous pardonne et nous guide dans la voie droite.

    Vite fait une petite histoire d’un imam libéral qui s’est passée en Algérie. Un Imam, libéral donc, alla voir le simple d’esprit de son village et lui demanda pourquoi il ne venait jamais à la mosquée. « moi je ne prie pas parce que je n’aime pas enlever mes chaussures. » L’imam lui répondit qu’il n’y avait pas d’obligation, que c’est mieux mais pas très grave dans le fond, l’important c’est qu’il prie. Ce que fit l’homme au grand dam des autres musulmans, mais qui acceptèrent l’avis de l’imam en tenant compte que l’homme était simple d’esprit. Et de fait l’homme ne rata pas une seule prière depuis ce jour. Mais l’homme quitta son village pour aller à la ville et comme à son habitude entra dans une mosquée avec ses chaussures ce qui fit grand scandale. Pour se défendre il donna le nom de l’imam de son village, et l’imam de la ville lui téléphona: « qu’est ce que c’est que cet Islam que tu enseignes où les fous peuvent entrer dans une mosquée avec des chaussures » L’imam du village répondit: « écoute mon frère, cet homme était égaré, moi j’ai réussit à le faire entrer dans une mosquée pour prier, c’était le plus difficile, il te reste juste à lui faire enlever ses chaussures. »

    Salam salam

  6. Jihane said

    Salam,

    Je pense comme Mohamed que le Mahram joue dans le cas d’une rencontre un très grand rôle et c’est un don de Dieu que de l’avoir à nos côtés dans des situations telles que décrites dans l’article.
    Souvent, le mahram à un regard plus objectif et il a un recul face à la situation que nous, jeunes demoiselles n’avons pas, et comme c’est un garçon et qu’il sait ce que c’est d’en être un lol, il arrive à décripter des choses que nous filles, ne voyons pas au premier abord chez un prétendant.
    Malheureusement, îl est très souvent négligé par les jeunes demoiselles, qui attendent souvent que ce soit du « sérieux » pour lancer les présentations à la famille.Pour ma part, je trouve que c’est une grande hypocrisie parce que cela voudrait dire qu’avant pour le connaître il y a eu des sorties, et là excusez moi mais je ne vois pas la différence avec le fait d’avoir un petit ami avec qui on passe ses journées et qu’on présente au dernier moment à la famille. A mon sens les gens qui agissent de la sorte ne peuvent pas dire avoir respecté les règles islamiques parce que c’est faux, le tête à tête hors mariage n’est pas autorisé.
    Après il y a ceux, qui vous disent qu’on peut pas sortir, mais on a le droit de parler au téléphone ou encore sur msn, je regrette mais au tel ou sur internet cela reste un tête à tête, il ne faut pas se mentir, mieux vaut dire qu’on enfreint les règles auquel cas c’est entre vous et Dieu, mais qu’on ne fasse pas entrer un tas d’innovations dans la religion sous prétexte que ça nous arrange.
    Par exemple, des garçons (musulmans ou non) m’invitent souvent à prendre un café, et j’ai toujours décliné les invitations non pas pas que ces jeunes hommes ne me plaisaient pas, mais justement parce que le tête à tête est interdit, et à moins de ne pouvoir faire autrement, pour moi un tête à tête dans un lieu public reste un tête à tête donc je m’abstiens et je me dis que je m’en remet à Dieu, et que je préfère m’abstenir de me trouver dans ces situations pour ma foi en tant que musulmane, en tant que voilée, et pour mes principes de vie tout court.

    Salam

  7. Mohamed, 23 ans et célib said

    Alikoum Salam Jihane,

    Oui tout est question de considération! Et l’hypocrisie que tu soulignes de presque toutes les soeurs de France et d’ailleurs « qui attendent souvent que ce soit du “sérieux” pour lancer les présentations à la famille » est celle qui me rend… OUF! Parce que je pense sincèrement que chacun a le droit de se tromper, même auprès de sa famille. Et à ce problème…

    J’ai trouvé la solution!!! … qui n’est pas une révolution en soi: la communication entre les membres de la famille, sans laisser sur le carreau qui que ce soit! Tout le monde doit être impliqué: le papa, la môman, le grand frère, la grande soeur, le petit frère, la petite soeur, même de 4 piges! L’avis de chacun est ULTRA important!!!!!!!!!!!! Essayez, vous ne serez pas déçus!

    Je m’explique: tu demandes à ton père, un conseil, il te répond selon son point de vue: soit il se foutera de toi comme jamais, soit il se mettra à rire ou à pleurer ou encore te donner une technique pour pouvoir regarder les angles morts (subtile métaphore). Pareil pour la mère, elle te répondra avec tact et douceur, ta môman! Et te dira les erreurs à éviter. Les frères et soeurs, grands ET petits: c’est la même: ne néglige personne!!! Ils t’apporteront un recul évident! Cela aura un double effet: l’unification de la famille car chacun se sentira utile et engagera un processus de dialogue qui permettra de déceler n’importe quel souci à l’avenir et surtout le sentiment d’être honoré par le cadeau que nous a fait le TOUT PUISSANT (awj): la famille!

    Parce qu’il faut leur éviter à tout prix les ultimatums… à la con. Le mariage ça se prépare: nos parents, même s’ils n’ont certainement pas fait le mariage du siècle, se sont mariés, EUX, au moins et… avant nous! Notre OUMMA serait forte et éclatante de prospérité si seulement nous partagions nos expériences!!! (d’ailleurs c’est pour cela que j’aime bien ce blog). Elle serait encore plus forte si une famille musulmane et une autre et une autre et une autre et une autre… suivaient parfaitement les recommandations de Notre Bien Aimé Mouhammed (saws).

    Wa Salam Alikoum wrwb.

  8. Zgougou said

    Salaam 🙂

    Quand on pèse le pour et le contre concernant cette question, on en arrive surtout à la situation la « moins pire » en prenant en compte les risques face au prétendant (risques qui, je le souligne, ne sont pas toujours comparables à ceux présents à l’époque du Prophète. A cette époque, on pouvait par exemple compter sur la parole car elle engageait fortement l’honneur des individus, ce qui est moins le cas aujourd’hui), la configuration familiale (eh oui, la conception de papa et maman compte énormément : quelles sont les choses qui « se font » ou celles qui ne « se font pas »), les circonstances (qu’on choisit rarement : a-t-on un mahram « sous » la main ? etc.) ,…

    Tout cela nous montre que les avis de savants, diffusés un peu partout (net, ouvrages, etc.) pour ce genre de question (et pas de la meilleure des manières d’ailleurs : v’la que ça juge les uns et les autres), ne suffisent pas, car ils sont certes autant d’idéaux à viser (et heureusement, il y a des idéaux en islam. Ses idéaux font appel à notre conscience quand nous sommes proches de l’erreur), mais ils se heurtent à la réalité de chacun(e), que j’ai décrite plus haut.

    Ce problème devient alors, à lui seul, un djihâd, car le musulman ne doit pas se laisser aller face à une difficulté (une fille devrait-elle par exemple refuser de rencontrer un prétendant, alors qu’elle souhaite se marier, uniquement parce qu’elle n’a pas de mahram ?).

    Le musulman doit, devant Dieu, faire son possible (as-sabâb) pour faire concorder les circonstances qui s’imposent à lui, son souhait (car le mariage est un voeu noble, ne l’oublions pas, le musulman a un objectif sain et louable de s’unir légalement dans une société qui appelle à plutôt à l’inverse) et les invocations.

    Ces trois éléments ne peuvent pas exister les uns sans les autres je pense.

    Allâhou a’lam

  9. Zgougou said

    Re-salaam

    Je dois ajouter un truc lol : je suis complètement d’accord avec les propos de Thé ou Café, mais je comprends aussi que ce discours ne soit pas « audible » dans notre communauté.

    Enfin, je trouve ça plutôt regrettable que cela puisse être mal compris, mal interprété et surtout mal utilisé (pour justifier des comportements déviants alors qu’ils ont été commis par vice et non par erreur). Et c’est là que se situe le risque.

    C’est la raison pour laquelle les personnes « autorisées » à parler (les imams, les savants, les prédicateurs, etc.), parce que leur parole est publique, se retrouvent coinçées : elles doivent parler de sorte à se faire comprendre par la personne qui peut potentiellement le moins bien comprendre. (jsais pas si jsuis claire lol…). Car elles pourraient se sentir responsables devant Allâh de l’erreur commise par l’individu qui aura écouté (mais mal interprété) ces propos. Logiquement, cela pousse les orateurs à viser la rigueur et à donner des les discours normatifs.

    On ne peut pas le leur reprocher. Ils sont des vitrines de l’islam et l’islam, c’est à la fois un idéal « plaqué » (des règles à suivre, des interdictions, etc.) représenté par les textes et les discours des orateurs et un idéal « applicable » (qui cette fois-ci façonne notre manière de penser, notre conscience, nos penchants, notre coeur raisonné, etc.).

    Le Prophète (çallAllâhou ‘alayhi wa sallam) avait été décrit par son épouse ‘Aïcha (radiAllâhou ‘anhâ) comme un Coran ambulant. C’est l’objectif du musulman : faire en sorte que sa conscience et son coeur trouvent les « bonnes » réponses à toutes les situations, même celles qui ne sont jamais abordées dans les textes et j’irai plus loin. Il doit trouver ses bonnes réponses « en lui » sans même avoir à demander à qui que ce soit.

    Je ne nie pas le rôle des savants et des professeurs à qui on s’adresse en disant ça. Je dis que l’islam nous appelle aussi à devenir, pour nous-mêmes, des savants (au sens de personnes douées de sagesse).

    Baslaama 🙂

  10. Jihane said

    Salam Mohamed,

    Je suis tout à fait d’accord avec toi, la communication entre membres de la famille est très importante, surtout avec les parents, car quoi que nous disions, que nous les trouvions parfois vieux jeu loool, ils ont une expérience de la vie, se sont mariés avant nous et connaissent ce par quoi nous passons, et sous prétexte que nous nous croyons plus modernes lool, plus émancipés, à l’air du net et du portable, on se permet de les mettre hors jeu de notre vie croyant que notre débrouille nous sera plus utile que les bon vieux conseils de papa et maman.
    Malheureusement, si les technologies modernes améliorent beaucoup et facilitent notre vie, elles n’auront jamais la valeur d’un papa, d’une maman, d’un grand frère qui vous rassure juste en vous disant quelques mots et en vous épaulant.
    J’ai 20 ans, et franchment je préfère jouer la carte de la franchise, quitte à présenter une personne à mes parents, et si ça ne marche pas, ben tant pis, j’aurais essayé et dans les règles islamiques, mais je ne me mentirai pas en me disant oui avec ce garçon j’attends que ce soit du sérieux (soit dit en passant certaines attendent longtemps, pour à la fin finir par un péché et recevoir comme une claque le départ du garçon) parce que si justement le jeune homme veut que ce soit du sérieu il vous demande dès le début d’avoir contact avec vos parents et ne vous invite pas à prendre un verre comme n’importe quel dragueur pour qui vous êtes tout au plus une jeune femme qui lui plaît physiquement, mais c’est tout.
    On bâti une relation au premier abord certes sur une attirance vis à vis de l’autre , mais bon ce n’est quand même pas tout: il y a la réflexion, les idées, le fond de la personne à connaître, et franchement ce n’est pas en sortant avec un jeune homme 4 fois qu’on le connaît, de plus comment oserez vous exiger une attitude selon les règles islamiques de la part du prétendant si vous vous commencez vous mêmes par les enfreindre en sortant avec lui?
    Pouvez vous me dire où est la cohérence parce que là honnêtement je ne la vois pas.

    Salam

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