Nous ne sommes pas sur la touche : la finance islamique nous concerne tous !

11 mars 2009

Par Maytika

« En réalité, et Benoît XVI nous pardonnera, au moment où nous traversons une crise financière qui balaie tous les indices de croissance sur son passage, c’est plutôt le Coran qu’il faut relire que  les  textes pontificaux. Car si nos banquiers, avides de rentabilité sur fonds propres, avaient respecté un tant soit peu la Charia, nous n’en serions pas là ». C’est ainsi que Vincent Beaufils, diplômé d’HEC et directeur de la rédaction du magazine Challenges, a ouvert le bal alors que les retombées de la crise financière se faisaient sérieusement sentir. Non sans polémiques et remontrances de la part d’autres magazines du domaine.Toute cette frénésie pour lever le mystère sur la boite noire et profiter de cette finance « gagnant-gagnant » très bien implantée outre manche et au Moyen Orient.

Si l’on se risquait à une délimitation du champ d’intervention de la finance islamique, ça donnerait la chose suivante : 

  • Le principe fondamental en est l’interdiction de l’usure (ou ribâ), qui est matérialisée par le taux d’intérêt, et cela afin d’abolir toute exploitation de l’homme par l’homme. L’argent n’a aucune valeur en soi dans la religion musulmane, il s’agit d’un moyen de transaction à des fins économiques (consommer, investir,…). Le travail a donc une valeur centrale en Islam.
  • L’interdiction de la spéculation (ou Gharâr) en est aussi un fondement: ce sont des paris sur l’avenir, incertains par définition.
  • Tirer son revenu d’activités interdites par l’Islam: les jeux de hasard, les activités en relation avec l’alcool, nourriture harâm, industrie en lien avec la débauche (tabac, armement,…).

A partir de ces principes dits « éthiques », les banques islamiques de par le monde ont proposé toutes sortes de produits financiers : les sukuk, la moudaraba, la moucharaka, les fonds islamiques, … que je vous laisse découvrir par vous-mêmes !

Inutile de préciser, après cet épilogue, que ce marché « win-win » nous est tout autant profitable : en tant que consommateurs, comme en tant que membres actifs à la mise en place de pareille activité dans notre paysage français.

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3 Réponses to “Nous ne sommes pas sur la touche : la finance islamique nous concerne tous !”

  1. Hal said

    La finance islamique offre les bases d’une finance éthique qui canalise les excès du capitalisme sauvage et de l’économie dématérialisée. Et cerise sur le gâteau, la finance islamique ne s’adresse pas qu’aux musulmans. A ceux et celles qui s’intéressent au sujet, je recommande ce blog dédié à la finance islamique : http://ribh.wordpress.com

  2. mida said

    Oui mais Hal, quand tu dis « La finance islamique offre les bases d’une finance éthique qui canalise les excès du capitalisme sauvage et de l’économie dématérialisée. » Ne croit pas que son objectif se résume à cela. Le capitalisme actuel est né bien après la Finance Islamique que tout le monde découvre aujourd’hui comme un nouveau monde. On peut parfois même trouver des similitudes avec le modèle Financier classique.

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