Hijab and the city déménage !!
7 avril 2009
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Depuis mai 2008, Hijab and the city a fait du chemin, a grandi. Et aujourd’hui pour vous, le site s’est refait une beauté ! Désormais, retrouvez-nous sur :
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Hijab and the city
Aujourd’hui, le mariage connait une véritable crise et les musulmans ne sont pas épargnés. Dans ce nouvel épisode d’Oumma pour elle by Hijab and the city, Khadija présente les différentes solutions adoptées par les musulmans pour échapper au célibat.
C’est ICI !
Excellent début de semaine à toutes et à tous.
Par Mariame

- © Hijab and the city
Rencontre dans un petit coin sympathique de Paris. Il fait très beau et Sophie Guillemin nous accueille avec un très grand sourire. Chacune de nous se présente, on discute un peu, on rit beaucoup. On commence par aborder sa carrière d’actrice, la manière dont elle est arrivée dans le milieu du cinéma. C’est « par hasard » qu’elle s’est retrouvée au casting de L’Ennui alors qu’elle était lycéenne. Un coup de chance pour un rôle dans un film qui a fait parler de lui et qui lui a permis de connaître d’autres opportunités. D’un coup se sont enchaînées les propositions, notamment pour un film en 2000, Harry, un ami qui vous veut du bien qui lui vaudra alors une seconde nomination aux Césars.
En 1999, elle décide de se convertir à l’Islam.
« En réalité, ça a commencé bien avant, la pratique est venue lentement. Au début, j’ai commencé par changer des trucs personnels, arrêter de boire par exemple. Au niveau professionnel, j’ai arrêté les scènes de nu et tout ce qui pouvait entrer en contradiction avec mes principes. Mais j’ai continué à jouer, et j’ai eu envie de porter le voile. Cela semblait pour moi une nécessité, puis je l’ai portée en 2002. Et j’ai arrêté le cinéma jusqu’en 2007-2008. Dans ce milieu, on disait que j’étais partie dans des camps en Arabie Saoudite.»
Lorsque l’on demande à Sophie comment s’est déroulée sa rencontre avec l’Islam, comment d’une adhésion à une croyance, elle est passée à une pratique active, elle nous explique que depuis toute petite, elle croyait en un créateur.
« Mes parents sont athées, je n’ai jamais eu d’éducation religieuse. Petite je suis allée avec une copine à ses cours de catéchisme pour voir ce qu’était la religion, mais ça ne m’a pas parlé, notamment cette ambivalence entre Dieu et Jésus fils de Dieu. Rien ne me semblait logique, du coup je me suis éloignée de ses croyances, et je n’avais pas d’autres croyances auxquelles m’accrocher. En 1997, j’ai rencontré le père de ma fille qui lui est musulman. On a parlé religion, existence de Dieu. Du coup, je suis partie à la Fnac acheter des livres, un Coran. J’ai vu qu’il y avait dans l’Islam un rapport direct à Dieu, pas de clergé. Je me suis donc convertie, avant même de porter le voile, alors que j’étais encore actrice.»
La religion n’est pas un carcan pour Sophie.
«Elle ne m’a pas changée, je n’ai pas changé ma personnalité. Les gens font beaucoup d’amalgames avec les limites morales que l’on s’impose et du coup, on croit que dès qu’on s’impose des limites, ben on est opprimé. Et on arrive pas à comprendre que vouloir évoluer dans un cadre, avec des valeurs, une structure, ça peut être épanouissant. Non, forcément c’est opprimant. Aujourd’hui, on est dans un hédonisme total, si on n’est pas dans l’excès, on est considéré comme opprimé. »
Les réactions à sa conversion sont différentes.
«Quand les gens savent que je suis musulmane, ils sont ok. Mais dès que je leur dit que je suis pratiquante, ils trouvent ça suspect. A la rigueur être musulmane ça ne les dérange pas trop, mais pratiquante, ça fait de moi quelqu’un de dangereux ou d’opprimé.»
Lorsqu’on lui demande de nous raconter son premier jour avec son foulard, la réaction de son entourage proche et professionnel, elle nous explique que ses amis s’en fichaient.
«Sophie c’est Sophie, ils n’étaient pas étonnés car mes amis ont suivi ma progression. Ils ne se sont pas arrêtés sur l’apparence. Mes parents eux étaient inquiets lorsque j’ai porté le foulard. Ils avaient peur que la société me mette en retrait, me marginalise, ce qui est le cas (rires). Mes parents ne m’ont jamais reniés, ils ont juste eu peur pour leur enfant. »
Et son entourage artistique ?
«C’est clair, en général c’est pas vu d’un bon œil. Le premier jour où je l’ai portée, j’étais sur un projet de film. Une fois, on avait rendez-vous avec les réalisateur pour des essais maquillage et costumes. Je portais donc le voile dans la rue, j’arrivais avec, et une fois là-bas, je le retirais, parce que j’étais au travail. Je l’enlevais par rapport à lui, à son film. Je ne voulais pas lui imposer dans son boulot à lui. Donc j’arrivais (rires), et du coup il a eu peur que je m’éloigne de son film, qu’il y ait une espèce de fuite, et qu’à mon avis je lâche. Du coup je ne l’ai pas fait, il était carrément sur la défensive à cause de ça et à un moment donné, y a eu un truc qui ne m’a pas plu. En même temps, c’était une période transitoire pour moi. J’avais dit oui pour un film mais en même temps, j’étais en train de passer à autre chose… c’était difficilement conciliable. Et je me suis dit, on passe à autre chose. »
Quand on l’interroge sur ce qui a changé après sa conversion dans sa manière de vivre, Sophie nous explique qu’en 2002, quand elle a décidé de ne plus jouer, c’était un tout.
« Je voulais porter le voile, mais je voulais aussi un enfant, l’élever, et ne pas le laisser à deux mois et partir en tournage. Puis j’ai saturé de Paris, et c’est clair que je voulais partir. Beaucoup de choses mélangées qui ont fait que j’ai changé de mode de vie. »
Et aujourd’hui ?
« (Rires) j’ai fini par l’enlever… malheureusement. C’est clair que je ne suis pas du tout dans la revendication ou quoi que ce soit. Mais à un moment donné, c’était dur pour moi physiquement de le porter. »
Le regard des autres ?
« Non pas du tout, tout le contraire. Plus les regards, surtout après le 11 septembre sont agressifs, plus j’ai un petit côté à aller dans la provoc’. Non vraiment c’était physique. Je ne supportais plus de ne plus sentir le soleil, le vent, de me sentir enfermé. Et tout ça, c’est devenu une contrainte. Et y a un verset dans le Coran qui dit qu’il n’y a pas de contraintes en Islam, et je me suis appuyée sur ça même si c’est clair que je ne revendique pas du tout que ce n’est pas une obligation c’est pas ça. C’est que du coup, je sentais ma foi s’égratigner, je faisais moins ma prière, j’avais cette partie là que j’avais du mal à gérer. J’avais peur que ça influe sur la foi première. Je voulais me remettre à fond sur la foi… (rires). Mais je vais le remettre (rires). Y a des périodes dans la vie, je me dis que celle-ci a été une période de faiblesse. Personne n’est parfait.
Quand on lui parle des autres musulmans, de ses rapports avec la « communauté » musulmane, elle nous explique qu’elle n’a pas eu la démarche d’en côtoyer plus.
« A part la famille de mon mari, je n’ai pas beaucoup de musulmans dans mon entourage. Mais maintenant j’en connais un peu plus, parce que j’ai recommencé à jouer, je repasse par la petite porte, et j’ai rencontré de jeunes acteurs, musulmans, alors que quand je débarquais dans le milieu je ne connaissais personne. Mais je n’ai jamais eu de démarche volontaire, ça a été au gré du hasard. Mes meilleurs amies ne sont pas musulmanes… je pense que c’est une question de mentalité. Elles ne sont pas musulmanes mais on a le même état d’esprit. Elles sont chrétiennes, mais on s’entendrait moins si elles étaient délurées (rires), si elles allaient en boite tout le temps, etc. Là forcément ce serait dur à concilier. Mais elles ne sont pas comme ça donc pas de soucis !»
Le retour de Sophie ? L’espoir du cinéma français revient sur la scène après s’être dévoilée.
« Les gens du milieu sont contents que je revienne. Mais (rires) le problème auquel je suis confrontée c’est qu’au cinéma, les rôles contiennent au mieux des baisers, au pire des scènes d’amour. Comme je fais ni l’un ni l’autre (rires)… même mon agent ne comprend pas. Enfin elle le comprend, mais c’est difficile à accepter.”
Foi et cinéma. Possible à concilier ? Incompatibilité ? Films sur la religion ?
« (Rires) les films sur la religion… y aurait pas beaucoup de travail là. Pour moi, tant que je ne joue pas dans un registre de séduction, d’exposition des corps… marcher dans une rue, ça n’a rien de dramatique. Etre en représentation… c’est peut être la question de l’image, de la représentation ? Je pense qu’on peut écrire une histoire qui ne traite pas que de religion et que l’on peut représenter. Je ne vois pas en quoi c’est incompatible.”
Le mot de la fin ?
Que dirait l’actrice Sophie Guillemin aux lectrices et contributrices de Hijab and the city qui se reconnaissent peut être dans le fait que des portes te soient fermées non pas à cause de ce que tu es mais à cause de ce que la société pense que tu es, à cause de tes croyances. Des femmes qui elles aussi sont marginalisées socialement, professionnellement, etc.
« Je peux comprendre que dans le cinéma, les histoires d’amours il en faut. Je comprends que ça ne puisse pas passer, j’essaye de m’y adapter, je leur demande pas de s’adapter a moi. A la rigueur si ça ne concernait que ce champ…, mais là non, toute la société est concernée par le fait qu’on marginalise. Un métier quand tu es voilée, tu peux pas le faire.»
Merci beaucoup Sophie !
De rien du tout (rires).
Les petits papiers…
2 avril 2009
Par Shahîn
Le défilé Chanel haute couture printemps-été 2009 s’est déroulé dans un décor fascinant ! Pliages en papier et origamis géants ont orné la verrière du pavillon Cambon-Capucines le temps d’un défilé somptueux… une fois de plus. Fleurs en 3D et splendide allée, tel un jardin de papier accompagnent les silhouettes structurées et étudiées comme une oeuvre architectural. Notons qu’il a fallu 4000 m2 de papier pour réaliser ce décor aux sculptures éphémères.
Le ton est donné : la pureté, l’élégance et la magie accompagnent les tenues qui se succèdent. Le blanc et toujours le blanc… nous aveugle. Comme aimait le dire Madame Chanel ” les femmes pensent à toutes les couleurs sauf à l’absence de couleur. J’ai dit que le noir tenait tout.Le blanc aussi. Ils sont d’une beauté absolue. C’est l’accord parfait. Mettez les femmes en blanc ou en noir dans un bal et on ne voit plus qu’elles.”
Tailleurs parfaits, pureté de la ligne et du détail, broderies appliquées et soignées. Comment dire… c’est simplement ” papierifique! ”

En attendant l’été et le blanc impeccable, on s’autorise une douce folie, un peu de mauve pour adoucir le ton et passer le mois d’avril sur le fil… de la mode biensûr !

Jupe : 44.95e sur promod; Veste: 24.95e sur pimkie; Collier : 12.95e promod; Lunettes : H&M; Hijabs : sur shopannur; Echarpe : comptoirdescotonniers; Sac “basilic” Petite Medingote 75e; Ballerines “citrine” Petite Medingote 155e; Bague : une petite folie… de chez burberry!; Broche en soie: -30% 13.93e sur 3suisses Tops et boyfriend jeans: sandro sur placedestendances; veste argentée : sur maje; Déco : zarahome; Lampe en papier de Sandro Berbossa pour Hab.
Un tagine de poissons… ça vous dit ?
1 avril 2009
Par Cuistot
Le poisson, c’est bon, c’est sain et c’est plein de vitamines ! Mais l’avez-vous déjà cuisiné en tagine ? Vous savez, ce plat en terre cuite de forme conique, très utilisé dans la cuisine marocaine. Cette semaine, je vous propose un tagine de poisson dans la pure tradition marocaine !

Ingrédients :
- 4 darnes de poisson (saumon, lieu noir, perche…)
- 3 carottes
- 3 pommes de terre (moyennes)
- 1 oignon
- 1 courgette
- 1 tomate
- 1 poivron rouge
- des olives vertes
- ½ citron confit
Pour la marinade de poisson (la chermoula) :
- ½ botte de persil
- ½ botte de coriandre
- 3 gousses d’ail
- jus d’un citron
- de l’huile d’olive
- épices: sel, poivre, cumin, piment doux
Préparation :
- commencez par laver vos bottes de persil et coriandre, effeuillez-les et gardez les tiges: vous les poserez au fond du tagine afin que le poisson n’adhère pas (astuce de grand-mère!)
- lavez tous vos légumes, épluchez-les puis coupez carottes, pommes de terre, oignon, courgette et tomate en rondelles. Découpez le poivron rouge en lanières
- superposez en couches l’oignon, puis les carottes, la courgette et les pommes de terre
- posez au-dessus les darnes de poisson, les rondelles de tomates et décorez avec les lanières de poivron rouge et de citron confit
- préparez la chermoula (la marinade): hachez très fin le persil et le coriandre. Y ajoutez les gousses d’ail pilées, le jus de citron, l’huile d’olive (environ 4 cuillères à soupe) et les épices. Mélangez bien et arrosez le poisson et les légumes de cette marinade. Plus le poisson marine dans cette sauce et meilleur il est !
- mettre le tagine à cuire sur feu doux pendant environ 1 h 30
- 10 minutes avant la fin de cuisson, ajoutez les olives vertes
Enjoy ! Ou comme on dirait au Maroc : bssha ou raha !